Famille, lectures, humeur du jour.
Tous vos témoignages plus chaleureux et affectueux les uns que les autres me font dire une fois de plus que l’amitié tissée au jour le jour par blogs interposés n’est pas un vain mot, nous en sommes tous très touchés et si un jour Pomponette peut les comprendre elle aura à cœur de vous répondre.
Mais nous n’en sommes pas là. Les mises au point, fermes, que j’ai faites n’ont pas été inutiles.
Maman, si tu savais que samedi soir tu as arraché ta perfusion, escaladé tes barrières et fait irruption dans la chambre d’à côté à moitié nue, tu rentrerais sous terre de honte.
Un besoin pressant à satisfaire et dire que tu veux dormir, ça tu sais encore le faire, lire aussi, mais hier tu n’as pas reconnu tes filles…
Je suis partie en te laissant, épuisée mais sans fièvre, bien rangée dans ton lit, dormant paisiblement, un petit sourire aux lèvres.
Aujourd’hui tu vas passer le scanner avec produit contrastant, tu verras le neurologue, les prises de sang vont continuer et les investigations aussi.
J’ai prévenu les infirmières, pas demandé la permission, juste prévenu, que tous les matins je viendrai te faire manger ton petit déjeuner préféré, nescafé, une grosse rasade de lait condensé sucré, une sucrette (ben oui) et du pain coupé . Une vraie soupe…
Pour vous tous qui montrez tant de compassion à notre égard voici quelques précisions.
L’hôpital de Nemours n’est pas un mauvais établissement et il a le grand avantage d’être à 10 minutes à peine de la maison, nous estimons que dans le cas de maman, notre présence quasi constante est primordiale, même si elle ne sait pas où elle se trouve elle doit bien sentir que les lieux lui sont familiers. De plus je connais beaucoup de monde et quand ce n’est pas le week-end je peux compter sur des médecins que nous connaisssons depuis des années.
La proximité de cet hôpital permet aussi de mettre tous nos amis à contribution si un jour nous ne pouvons pas y aller.
Mais il est bien évident que si un changement est jugé nécessaire, par son médecin traitant, par exemple, nous nous y plierons, bien sûr.
Ma broderie bénéficie de ces longues heures au chevet de maman.