Famille, lectures, humeur du jour.
C’est bien la première fois où je peux dire sans regret « heureusement qu’il n’est plus là ».
Papa serait fou de douleur de voir sa Nanou dans cet état. Son phare, son pilier, celle qui comme toutes les femmes n’avait pas le droit d’être malade.
Le jardin se moque comme d’une guigne que sa jardinière ne soit pas là, contre vents et averses, la nature reprend ses droits, tout se prépare à l’explosion printanière, sauf la mâche du potager qui boude toujours ! Les jours rallongent, le soleil se lève presque tôt et Pomponette ne voit rien de tout cela.
Hier soir j’espérais me vider l’esprit avec Labiche et Maupassant mais comme cela a terriblement vieilli !
D’ailleurs je n’ai jamais esquissé le moindre sourire avec Labiche, je ne suis pas bon public.
Du temps où la télévision était un vrai service public et offrait des soirées de qualité, je préférais Pirandello au théâtre de boulevard.
Etrangement depuis presque 3 semaines mes insomnies se font plus rares.
Cela n’intéresse personne mais je signale quand même que Victor (grâce à son père) a triomphé des fractions avec un presque 20/20,
quant à l’institutrice d’Henri elle est tombée dans le piège de son sourire, avouant sans honte que parfois elle a les larmes aux yeux tellement il est gentil.
Faudrait pas qu’elle le fasse redoubler, voire même tripler pour le garder le plus longtemps possible.