Famille, lectures, humeur du jour.

La grande affaire du moment: Acheter les fleurs qui garniront les vases Médicis en fonte de la terrasse et les jarres en terre cuites du jardin. C’est à moi qu’il revient maintenant, avec les conseils de Sister, de me coller à ce casse-tête, couleurs, floraison, exposition, entretien, autant de considérations à prendre en compte.
J’ai à mon actif quelques noms qui me restent en mémoire, dipladénia, je connais et sais même les reconnaître, bakopa, j’ai souvent entendu maman les nommer, lantana, je connais et j’aime beaucoup, géranium, ah ça j’en connais même les variétés nombreuses.
Forte de ce bréviaire et de la dernière consigne, pas de rose, je pars en chasse, l’institut
où papa a travaillé toute sa vie, où moi-même j’ai œuvré et où j’ai vécu de 4 à 25 ans, organise chaque année une vente de fleurs et légumes.
Les pensionnaires font pouser toute l’année, en guise d’apprentissage, de multiples variétés et le choix est immense.
L’ennui c’est que à part les cités plus haut, je me trouve devant un abîme d’indécision au
moment de choisir, maman mettait des verveines dans les potées, les dipladénias sont rouges, pas question, tiens des capucines, en couvre sol dans le massif de rosiers, ce sera
parfait et en plus c’est la variété qui se mange en salade.
Je fais main basse sur les géraniums, quelques lantanas, des envies de ceci et cela, je me retiens malgré les prix plus qu'attractifs.
La maison du petit poucet que nous habitions n’a pas changé, les lilas plantés par maman sont toujours là, sensation bizarre d’un retour en arrière surtout quand le chef jardinier, que je n’ai jamais vu, dit me connaître, vous étes madame P, fille de...
Dernière recommandation : attendre que les saints de glace soient passés avant de replanter, donc petite étape dans la serre pour les jeunes pousses.
Aucune garantie pour l’orthographe des fleurs.