Sans bruit, sans cavalcade, sans Maaaaaaaab, sans non, sans repas à préparer, sans conflits à gérer, sans « où tu vas, tu fais quoi,
pourquoi, comment ? »
Mais aussi la journée sans rires, sans bisous « gratuits », sans discussion, sans chanson.
La journée avec une pile de draps à laver, avec du rangement, avec le silence bienfaisant, la télé pour siester, une journée rien qu’à moi, pour ne rien faire ou si peu, une journée avec des jambes
qui pèsent une tonne, une salle de bains qui n’a plus rien d’un champ de bataille.
Du calme.
L’heure n’est pas encore au manque, il viendra dans quelques semaines, l’heure est au souvenir à classer, aux photos à trier, aux projets pour les vacances prochaines.
L’heure est au chauffe-eau qui donne des signes de faiblesse, il faut le changer après 25 ans de bons et loyaux services.
L’heure est à la carte d’identité à refaire, 6 semaines de délai…
L’heure ce matin est à savourer, pas de petits déjeuner à la demande à assurer.
Vive ma tranquillité, Maky ne revient que…je ne sais pas quand !