Famille, lectures, humeur du jour.

Les années 60, les années yéyé, les années jeunesse, rien que du bonheur me direz-vous, tu travail pour tout le monde, la nouvelle vague et les promesses, pas toujours tenues, d’un avenir radieux. Mais dans les années 60 circulait un petit guide de la parfaite épouse-ménagère, bon d’accord c’était dans les écoles catholiques, mais ça fait froid dans le dos. Je l’ai trouvé chez les filles de 1975, attention tenez-vous bien , on y parle d’accouplement auquel il est de bon ton de se soumettre tous les soirs, de pratiques sexuelles « différentes » qu’il ne faut surtout pas refuser à son époux, lequel bien sûr à tout à fait le droit de rentrer très tard le soir certain qu’il trouvera sa femme au garde à vous. Je vous laisse lire ces quelques lignes et vous en conviendrez sans doute avec moi, les années 60 c’était la préhistoire pour les femmes.
Bien heureusement j’ai lu autre chose qui cette fois m’a réjoui au-delà de tout, toujours dans le Pierre Assouline : No brown after six ou la meilleure façon de placer une personne dans sa catégorie sociale, quand même plus drôle que juger sur des critères plus ou mois justes, chaussures marrons apres 18 h et hop tu n’es pas un aristo. Mes lointaines origines anglaises remontent à la surface quand je réalise que je n’aime pas porter du neuf mais n’ayant pas de femme de chambre pour « fatiguer vêtements et chaussures » j’achète de l’occasion. De plus je ne suis pas contre un certain snobisme, bien confortable quelque fois, me manque un brin d’extravagance, les anglais sont très fort de ce côté-là. La formule « no brown after six » s’accompagne évidemment d’une longue explication sur les lacets mis dans les œillets à l’horizontale, sur le cuir qui doit être juste un peu vielli et sur la semelle qui impérativement doit briller juste un peu plus que le dessus, sinon « ca va pas le faire »
A part ça un dimanche tranquille, conquète de l’Everest de repassage menée à bien, les étagères de Maky se sont repeuplées de chemises, polos et caleçons, gros marché de fruits et légumes, en manger 5 par jour, plus facile à dire qu’à éplucher et point d’orgue de la journée, FBI, je n’ai pas vu grand-chose m’étant fait surprendre pas le sommeil.
Conversation téléphonique avec Fille Unique.
-« Allo maman, Maminette va très bien, elle boit un gros biberon, on a mis le chauffage, il fait doux dans toute la maison, on m’appelle sur l’autre ligne je te rappelle » c’était hier matin et j’attends toujours…Je crois que je vais créer un club avec Lili et Phélycitée. « CDMQDPDR » club des mères qui doivent prendre du recul, un peu long je vous l’accorde mais il est trop tôt pour mon neurone.
A part ça tout va bien, savoir qu’ils ont chaud et entendre à sa voix que tout allait bien a suffi à mon bonheur dominical, pas exigeante la Mab, elle a appris à se contenter de peu et à donner beaucoup.
Les préparatifs continuent, caméra OK, carte mémoire de l’APN vidée, bougies OK, nappe repassée, toujours la même depuis plus de 10 ans, je l’adore cette verte et rouge avec ses nœuds, pas mal de trucs rayés sur ma liste, tout roule, attention au grain de sable dans l’engrenage, jamais sereine à cette période, je ne sais pas pourquoi.