Famille, lectures, humeur du jour.
Ici Radio Voltaire, nous interrompons nos programmes pour un flash d’informations de la plus haute importance, notre correspondant local nous apprend à l’instant même que l’heure est grave, un profond désaccord vient de surgir au sein de la famille Bricol, un point de vue radicalement divergent oppose Bricol-girl à son époux, une cellule de crise est sur le point de se mettre en place, les psychologues les plus chevronnés sont invités à se rendre sur les lieux au plus vite, la ligue des jardiniers amateurs est déjà devant la maison des protagonistes, une chaîne de soutien vient de se former, les porteurs de pancartes affluent de tous côtés, le mécontentement gronde, deux manisfestations se mettent en formations. Nous ignorons encore le pourquoi d’une telle agitation, je vais tenter d’en savoir un peu plus en me faufilant auprés de Sister qui doit bien savoir quelque chose.
Chers auditeurs après une progression extrèmement difficile je suis en mesure de vous dire qu’effectivement rien ne va plus dans ce couple exemplaire, en deux mots je vous résume la situation.
Bricol-girl veut mettre les caissettes de semis de tomates au salon qui est une vraie serre mais Bricol-man ne veut absolument pas en entendre parler, son épouse drapée dans sa dignité de femme gravement offensée lui a rétorqué qu’elle se désinterréssait de la chose, que cela finirait par l’achat de plants de tomates et que de toutes façons Papy ne procédait pas autrement, ceci étant dit elle est allée se faire une tasse de thé. Pour l’heure les tomates sont dans l’entrée, à notre avis elles n’auront pas assez de chaleur ni de lumière. La situation est bloquée.
Allons-nous pouvoir suivre avec le même intérêt la pousse de ces pommes d’amour, bien mal nommées ce jour, comme nous l’avions fait l’été dernier là est toute la question !
Les tenants du salon sont sous les fenêtres avec leurs banderolles, les partisans de l’entrée leur font face, les insultes ne sont pas loin, la circulation est détournée, la tension est à son paroxysme, nous vivons des instants de grande dramarturgie. Chers auditeurs je suis contraint de rendre l’antenne et vous donne rendez-vous pour le prochain flash. Nous vous invitons à donner votre avis au cours de notre émission « Les auditeurs ont la parole » mais hélas on me dit dans l’oreillette que le standard vient de sauter…