Famille, lectures, humeur du jour.


Elles auraient pu être jumelles si elles avaient vécu à la même époque, elles ont la même faculté à faire ressortir la plus mauvaise part de l’âme humaine, elles n’ont aucune mansuétude pour les hommes, l’une fouille les tréfonds de l’esprit avec délicatesse et élégance, aime les potins mais déteste les bavardage, la grossièreté et la vulgarité l’autre nous jette en pleine figure perversion, père abusif, assassins et violeurs mais au bout du bout « Raison et sentiments » et « Délicieuses pourritures » sont écrits avec la même plume trempée dans le vitriol.
Jane Austen et Joyce Carol Oates sont deux femmes qui maitrisent à la perfection la manière de nous faire parcourir les chemins tortueux qui mènent pour l’une au mariage et pour l’autre devant un miroir où il ne fait pas bon se reconnaître. La tasse de thé a souvent un goût amer pour Jane, celui du célibat si mal vu à son époque et pour Joyce « Une éducation sentimentale » a la couleur de « L’aile du corbeau » c’est dire si nous sommes loin des romans de gare teintés de rose. Je me complais dans leur univers si différent et si proche à la fois, le mot juste, la petite phrase qui résonne longtemps, des personnages que l’on connait parfois mieux que certains membres de sa propre famille, tout est noir mais flamboyant. J’en redemande.
Juste un petit mot sur les tomates ; la troisième feuille commence à poindre, à la 4ième il faudra mettre en godets…Photo de la forêt vierge demain. Maky a troqué sa casqette de plombier, bié,bié, bié contre celle de maçon « si j’avais un marteau, je construirais…un atelier plus grand » il traine à longueur de journée des poutres et encore des poutres.
Maminette à fait un grand pas pour elle et un petit pour l’humanité : elle attrappe tout ce qui passe à sa portée sous l’œil admiratif de ses frères. Ils seront moins contents quand elle fera main basse sur les petites voitures et playmobils.