Famille, lectures, humeur du jour.

J’avais l’intention de virer le papier à carreaux des toilettes pour m’éclater avec du rose et du vert anis mais comme disait Clothaire le vieux cocher-jardinier de mon enfance : « l’herbe me gagne », l’urgence était plutôt dans le potager car étant donné la vitesse de croissance des tomates il est impératif de préparer les planches, donc armé jusqu’aux dents de courage et de divers outils je m’y suis attelée, Pomponette ayant jardiné toute la matinée sans dommage, il n’y avait aucune raison pour que je ne fasse pas de même sans trop de dégats dorsaux. Oui mais il y une différence de taille, Pomponette a 84 ans et moi 63, Pomponette se réveille le matin après avoir dormi comme un bébé sans aucune douleur, moi je me suis tournée et retournée, calant mes 4 coussins au gré des douleurs siégeant principalement au bas du dos, le matin avant que les cachets fassent leur effet pas question de faire tomber quelque chose, je ne pourrai pas le ramasser, pas question de me retourner brutalement sinon je resterai coincée pendant des jours. Donnez moi une armoire à porter, pas de problème, faites moi déménager une maison, j’adore ça mais balayer, amener un plat sur la table, me pencher sur la terre me détruit complètement. A genoux je peux pallier à tout ça mais vous conviendrez avec moi que porter un plat ou balayer à genoux ce n’est pas très facile. Pomponette est très souple moi comme un verre de lampe, tout ça pour dire qu’après une heure de désherbage il me faut une heure de canapé…Le rendement n’est pas terrible ! Mais cet après-midi je remets ça, à genoux, avec un petit piochon. La récompense sera dans l’assiette cet été, à la croque au sel, en salade au vinaigre balsamique, farcies par Pomponette, recette sur l’ancien blog, ou mieux encore délicatement cueillie d’une légère torsion et dégustée sur place, économie de saladier et assiette.
Merci Lili pour la comptine du vieux Basile.