A midi Archi-mamy viendra déjeuner, Belle TT passera la prendre, toutes deux monteront l’escalier accompagnées de leurs douleurs aux
genoux, pieds, dos et que sais-je encore, c’est chouette de vieillir.
Un déjeuner pour mettre au point les repas des fêtes. Il fût un temps où Archi-mamy prenait tout en charge, cuisinière hors pair elle trouvait grand plaisir à élaborer des repas fins et goûteux
pour une tablée de plus de 12 ou 15 personnes, Archi-papy s’occupait des vins, Sister du dessert et moi…de la déco et de l’ambiance.
Avec ce qu’Archi-mamy préparait j’avais de quoi remplir les assiettes pendant 2 jours…
Après quelques ennuis de santé pour la cuisinière, maman a pris la cuisson du chapon en charge.
Puis, petit à petit il a fallu faire croire aux arrières grand-mères (pour préserver leur amour-propre) que je trépignais de joie à l’idée de me mettre aux fourneaux, elles n’ont pas
refusé…
Les années passant, les estomacs sont moins résistants, les convives moins nombreux, (5 en 6 ans nous ont quitté) et l’interrogation n’est plus « qu’allons-nous manger ? mais que va
t-on supprimer du menu ? »
Une seule entrée sera suffisante, un seul plat de résistance et comme à chaque fois, la salade sera oubliée...
Sauf que les petits grandissent, qu’ils aiment les bonnes choses, que cette année les cousins de Perpignan seront là, qu’ils apprécient les plaisirs de la table et nous voulons les gâter.
Alors Sister et moi cogitons pour que ce noël, le premier sans maman, ressemble malgré tout à quelque chose, tout en restant fidèle à notre devise « pas d’ excés, pas de gaspillage » trop de
gens ont faim.
Une chose est sûre, comme l’an passé je ferai une pleine corbeille de merveilles, bugnes ou oreillettes, appelons cette gourmandise comme on voudra, c’est à manger même sur la tête d’un pouilleux
!