Dans ma rue il y avait côté pair, un café, une antiquaire, une blanchisserie, une boulangerie, une magasin de vêtements, une marchande
de chaussures, un charcutier traiteur, une librairie.
Côté impair, 4 cafés, dont un épicerie, 2 bouchers, un plombier-quincailler, une poissonnerie, 2 bazars qui faisaient le bonheur des enfants, une teinturerie, une épicerie-primeur, un boulanger et
je dois bien en oublier.
Maintenant dans ma rue, il y a toujours Sister l’antiquaire, elle a changé de côté, les cafés, les bouchers, mais les bazars, la charcuterie et la poissonnerie ont disparu, la teinturerie, le
quincailler et l’épicerie aussi, et d'autres ont disparu.
Des logements ont remplacé les bazars, les banques et assurances ont pris la place des commerces de proximité, à 19 h ma rue commerçante de jadis est déserte.
Jadis c’était au siècle dernier, en 1971, le village plafonnait à 3000 habitants, le facteur passait matin et après-midi, on pouvait sans problème ne pas avoir de voiture, il y avait tout au
village.