De « il faudrait » en « je devrais » non exprimés mais fortement pensés, les matinés me propulsent comme un rien à midi et le soir
arrive comme par inadvertance, repoussant au lendemain ce qui aurait pu être fait le jour même.
La bonne excuse que la tendinite.
Celle qui m’empêche de dégivrer le congélo par exemple.
Maky s’est porté volontaire pourcette corvée quand il a eu du mal à sortir les glaçons, mais moi j’ai du mal à déléguer et je n’imagine même pas être assise et le regarder batailler avec la mini
banquise.
Les « j’aimerai » et « je voudrai » sont, je dois bien l’avouer, plus nombreux.
J’aimerai retrouver la sensation de l’aiguille qui traverse le tissu, entreprendre quelques petits travaux de peinture, lessiver la cuisine, étendre la lessive dehors, laisser les fenêtres ouvertes
toute la journée, ranger les garages, désherber et surtout acheter les pieds de tomate !
Désirs bien modestes mais essentiels si l’on considère que j’ai arrêté de fumer et de broder en même temps.
L’abstinence tabagique, chez moi, s’accommode mal de l’abstinence manuelle, mais je tiens bon et me contente d’espérer une hypothétique reprise des travaux pour bientôt.
Il me reste le clavier, les livres, les rangements de printemps, le classement des photos et vos billets à lire…